Photos, livres, aventures.

La mélancolie de la pelouse































Richard Brautigan, les années passent et je ne m'en lasse pas. C'est un peu comme un ami d'enfance qu'on ne voit plus très souvent mais avec lequel on a vraiment plaisir à discuter un moment, parce qu'il sait des choses sur nous que l'on a plus besoin de lui expliquer. Toujours la même simplicité, parfois un peu naïve, le rire jaune sans malice et surtout cette immense mélancolie qu'il semble toujours porter à bouts de bras comme s'il venait prendre un café à la maison sans oser la poser dans un coin de peur de déranger. C'est pour cette délicatesse là que les livres de Brautigan m'accompagnent partout où je vais.







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Rien ne va plus




Grand jeu des sept erreurs. Cherchez les, et aider moi à choisir parmi ces photos celle que je devrais garder.













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Le fer et sa rouille

Avec ces premiers frimas qui nous glacent le sang, quoi de mieux qu'un grand bol de fer et sa rouille pour se réchauffer. Ça tombe bien, c'est justement le nom de la collection (Le fer et sa rouille), que l'Oie de Cravan vient présenter à la librairie le mercredi 28 octobre.












Après avoir lancé Cahier de neige au début de l'été, l'Oie nous revient de voyage avec deux auteurs de la vieille Europe, le mystérieux Shane Brangan et son Hourra pour Shane, et la non moins étonnante Bérengère Cournut, déjà connue pour son remarquable premier roman L'Écorcobaliseur, récidive avec Nanoushkaïa.

Enfin, le même soir sera lancé le troisième volet de la série En temps et lieux, de Patrice Desbiens.






















Le tout aura lieu à Montréal, à la belle librairie le Port de tête, le mercredi 28 octobre à partir de 18h et jusqu'à épuisement des libraires, en présence de Patrice Desbiens et de Bérengère Cournut.









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Bastille tango









 Bastille tango est sans conteste un des trois meilleurs livres de Jean-François Vilar que j'ai lu jusqu'à présent.
Sur trois.
Les deux autres étant Les éxagérés et C'est toujours les autres qui meurent. Le tout très disponible en poche et hautement recommandé.









Le pied à l'encrier



























À l'attention des parisiens et des promeneurs du mardi, signalons que demain, autant dire tout de suite, le 13 octobre, seront lancés deux livres de la nouvelle collection Le rayon invisible par Les loups sont fâchés:

- Maliduse, recueil de Guy Cabanel, en présence de l'auteur, avec quatre illustrations de Robert Lagarde (500 ex. sur vergé ivoire, et 40 ex sur Arches, signés par l'auteur).




(Guy Cabanel en chapeau)

et
- Le Pied à l'encrier, de Pierre Peuchmaurd (500 ex sur bouffant, et 40 ex sur Arches, augmentés d'un photo prise par moi et tirée sur un beau papier Hahnemuhle, numérotée et signée.

À propos de ce dernier, voilà ce qu'en dit la présentation de l'éditeur:
"Ce recueil inédit regroupe les notes prises par l’auteur pendant quatre ans à la lecture de tel classique, de tel poète, mais aussi des articles de presse, des caquetages médiatiques, du temps qu’il fait et du temps qui passe. Avec une hyper-subjectivité parfaitement à rebours des modes actuelles, il nous enseigne comment parler des livres qu’on a lus."


Pour plus de renseignements, et pour trouver les bons de commande, rendez vous ici.







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Lecture saisonnière

"Quand l'automne est si beau, la nostalgie nous égorge, et nous mourons aux blessures exquises que nous font les derniers beaux jours."


Paul Willems, Le Pays noyé, éditions Fata Morgana, 2005.













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Demi odalisque

Il y a quelques temps de cela, alors que l'été traînait encore ses guêtres dans les parages et que j'usais les miennes dans les éternelles mêmes rues, je mis la main sur une très belle paire de jambes.
De jambes de mannequin qui plus est.

                             






















                              
En plastique certes, mais du meilleur!
Fier de ma trouvaille, c'est au pas de course que je rentrai chez moi, les jambes sous le bras, me faisant au passage une collection de regards jaloux, suspicieux et amusés.




























Dans le genre taré et autres fous de dieu, voici un beau spécimen montréalais.





(Rappel, cliquez sur l'image pour l'agrandir, toujours).




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Rouge ciel

















À la veille de la toute fin, le ciel tel qu'il fut pendant quelques minutes.











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Boucherie Peuchmaurd







































Voici, pour ceux qui en doutaient encore, la preuve irréfutable et définitive que nous n'avons pas toujours parlé de livres dans cette famille.
Du temps de mes arrières grand-parents, à l'époque heureuse où l'on pouvait encore suspendre son cochon sur le trottoir, le sang coulait à flots à la boucherie Peuchmaurd, sise alors avenue de Saint-Ouen à Paris.












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My Winnipeg




















Vu cette semaine le vrai/faux docu-fiction de Guy Maddin intitulé My Winnipeg, sorte d'autoportrait d'une ville à travers le regard d'un habitant qui veut la fuir, exploration d'un labyrinthe et décryptage des secrets d'une ville battue par les vents, isolée dans les trop vastes plaines du Manitoba. Très au-dessus du lot, l'invention visuelle est constante, le noir et blanc y est sublime. Archi-poétique, drôle, intelligent, triste à mourir, jusqu'à cette scène que l'on croirait tout droit sortie d'un film de Luis Bunuel, où des chevaux fuyant en plein hiver l'incendie de leur écurie, se précipitent dans la rivière gelée qui cède sous leur poids avant de se refermer sur l'expression horrifiée de leur visage.
Assurément une des images les plus saisissantes et les plus fortes que j'ai vu depuis des années, et pour des années.


La bande annonce peut se voir ici.











Suite et fin de la visite de la Casa Gaston.
La cuisine n'a rien perdu de son charme, ni l'évier de son éclat.













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L'île mystérieuse





Tristement abandonnée sur son île, la Casa Gaston continue de faire face bravement au temps qui passe. Secret bien gardé, elle est entourée d'une dense ceinture d'arbres, ce qui la rend presque invisible à celui qui par hasard en ferait le tour en canot.
Mais pour celui qui a la chance d'être guidé, passé cette première barrière, apparaît un court chemin qui aboutit à une maison. Or cette maison, par son environnement et tout ce qu'elle dégage, me fait penser à l'image que j'ai de celle qu' occupait R.-L. Stevenson aux îles Samoa.


















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Casa Gaston




Tranquillement pas vite, l'été finit par s'écouler, un peu plus aventureux que nous osions l'espérer. C'est ainsi qu'au bout d'un chemin perdu dans la forêt, après avoir traversé un lac en canot, nous découvrîmes, émerveillés, la splendide et mystérieuse Casa Gaston, tristement abandonnée sur son île.









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Non, cette étrange bâtisse n'est pas le sauna que je viens de faire construire au fond de ma cour, non plus que l'entrée secrète d'une organisation nuisible, il s'agit - si l'on en croit la plaque près de la porte, d'un collecteur siamois extérieur. Voilà qui explique tout.









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Nocturne un jour





















Exploration du quartier, suite. Aujourd'hui, l'aventure vue depuis la fenêtre, une autre façon de voyager autour de sa chambre.