Photos, livres, aventures.

Ancré dans les nuages


 


Pour commencer l'année en beauté, voici une des très belle
images réalisées par Robert et Shane Parkeharrison,
pour leur livre Architect's brother.




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Merci à Jean-Paul Chavent de m'avoir fait découvrir ces images.




Au Canada, de nos jours, lorsque l'on se rend sur une réserve amérindienne, c'est bien souvent pour y acheter des cigarettes de contrebande.
À Fredericton, au Nouveau-Brunswick, les Amérindiens Malécites sont installés depuis 1847 sur la réserve St. Marys, et depuis une quinzaine d'années, un certain nombre d'entre eux installent des décorations monumentales pour les fêtes de fin d'année. Attirés par la lumière, les gens des environs viennent donc régulièrement assister au spectacle  la veille de Noël en roulant au pas dans les rues désertes.
Bien entendu, personne ne descend de sa voiture - de peur de qui? de quoi? - ce qui donne à ce défilé un arrière goût de safari assez gênant.



Sept histoires pour occuper le jour



C'est avec fierté que nous annonçons ici la parution récente du nouveau livre de Thierry Horguelin,
La Nuit sans fin (L'Oie de Cravan, Montréal, 2009).

Rappelons au passage que Thierry Horguelin a déjà publié un livre chez le même éditeur (Le Voyageur de la nuit, 2005), qu'il a animé plusieurs revues, tant au Québec (Gnou) qu'en Belgique (Mandrill), en plus de contribuer allègrement au Bathyscaphe et d'animer un blogue des plus subtils (Locus Solus).

Non seulement le livre est bel et bon (ah! Le Trou du souffleur, vous m'en reparlerez quand vous l'aurez visité), mais en plus il se trouve que c'est une de mes photos récentes qui a été retenue pour en faire la couverture, ce qui fait deux bonnes raisons pour l'offrir en cadeau à vos proches pour Noël.


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Le livre est disponible au Québec dans toutes les bonnes librairies, notamment au lumineux Port de tête.
En France, distribution via Le Comptoir des Indépendants.
Et bien entendu, sur le site de l'éditeur.







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Chiens fantômes

"Au mitan de l'hiver
les photos de chiens perdus
hantent les dépanneurs"




Alain Larose,
in Harikots, Montréal, Moult éditions, 2009.






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Long time no see








Long time no see. Mon vélo ayant fort inopinément et très frontalement rencontré une solide berline peu soucieuse des priorités, mon activité s'en trouve assez réduite, et il ne faudra pas m'en vouloir si dans les semaines qui viennent je suis moins alerte; c'est que, avec quelques fractures et une dizaine de kilos de plâtre, on est moins souple.
Voici donc une photo de septembre, que j'avais justement gardé pour des jours sans.










Carnet du sous-sol

 


Variation sur la précédente. Où l'on comprend que pour une fois il ne s'agissait pas d'une ruelle, ni d'une quelconque exploitation minière laissée à l'abandon, mais plus simplement du vide sanitaire qui hante les bas-fonds de mon appartement.
Vide sanitaire, quelque part entre la cave et les fondations, un mot plein de relents putrides et prometteur d'insectes improbables. Je m'étais promis de ne jamais y descendre, mais voilà qu'une nuit, l'eau s'étant mise à couler contre ma fenêtre à l'intérieur de la cuisine, je n'ai pas eu d'autre choix que d'y aller pour fermer les valves qui alimentent l'immeuble.








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La mélancolie de la pelouse































Richard Brautigan, les années passent et je ne m'en lasse pas. C'est un peu comme un ami d'enfance qu'on ne voit plus très souvent mais avec lequel on a vraiment plaisir à discuter un moment, parce qu'il sait des choses sur nous que l'on a plus besoin de lui expliquer. Toujours la même simplicité, parfois un peu naïve, le rire jaune sans malice et surtout cette immense mélancolie qu'il semble toujours porter à bouts de bras comme s'il venait prendre un café à la maison sans oser la poser dans un coin de peur de déranger. C'est pour cette délicatesse là que les livres de Brautigan m'accompagnent partout où je vais.







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Rien ne va plus




Grand jeu des sept erreurs. Cherchez les, et aider moi à choisir parmi ces photos celle que je devrais garder.













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Le fer et sa rouille

Avec ces premiers frimas qui nous glacent le sang, quoi de mieux qu'un grand bol de fer et sa rouille pour se réchauffer. Ça tombe bien, c'est justement le nom de la collection (Le fer et sa rouille), que l'Oie de Cravan vient présenter à la librairie le mercredi 28 octobre.












Après avoir lancé Cahier de neige au début de l'été, l'Oie nous revient de voyage avec deux auteurs de la vieille Europe, le mystérieux Shane Brangan et son Hourra pour Shane, et la non moins étonnante Bérengère Cournut, déjà connue pour son remarquable premier roman L'Écorcobaliseur, récidive avec Nanoushkaïa.

Enfin, le même soir sera lancé le troisième volet de la série En temps et lieux, de Patrice Desbiens.






















Le tout aura lieu à Montréal, à la belle librairie le Port de tête, le mercredi 28 octobre à partir de 18h et jusqu'à épuisement des libraires, en présence de Patrice Desbiens et de Bérengère Cournut.









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Bastille tango









 Bastille tango est sans conteste un des trois meilleurs livres de Jean-François Vilar que j'ai lu jusqu'à présent.
Sur trois.
Les deux autres étant Les éxagérés et C'est toujours les autres qui meurent. Le tout très disponible en poche et hautement recommandé.









Le pied à l'encrier



























À l'attention des parisiens et des promeneurs du mardi, signalons que demain, autant dire tout de suite, le 13 octobre, seront lancés deux livres de la nouvelle collection Le rayon invisible par Les loups sont fâchés:

- Maliduse, recueil de Guy Cabanel, en présence de l'auteur, avec quatre illustrations de Robert Lagarde (500 ex. sur vergé ivoire, et 40 ex sur Arches, signés par l'auteur).




(Guy Cabanel en chapeau)

et
- Le Pied à l'encrier, de Pierre Peuchmaurd (500 ex sur bouffant, et 40 ex sur Arches, augmentés d'un photo prise par moi et tirée sur un beau papier Hahnemuhle, numérotée et signée.

À propos de ce dernier, voilà ce qu'en dit la présentation de l'éditeur:
"Ce recueil inédit regroupe les notes prises par l’auteur pendant quatre ans à la lecture de tel classique, de tel poète, mais aussi des articles de presse, des caquetages médiatiques, du temps qu’il fait et du temps qui passe. Avec une hyper-subjectivité parfaitement à rebours des modes actuelles, il nous enseigne comment parler des livres qu’on a lus."


Pour plus de renseignements, et pour trouver les bons de commande, rendez vous ici.







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Lecture saisonnière

"Quand l'automne est si beau, la nostalgie nous égorge, et nous mourons aux blessures exquises que nous font les derniers beaux jours."


Paul Willems, Le Pays noyé, éditions Fata Morgana, 2005.













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Demi odalisque

Il y a quelques temps de cela, alors que l'été traînait encore ses guêtres dans les parages et que j'usais les miennes dans les éternelles mêmes rues, je mis la main sur une très belle paire de jambes.
De jambes de mannequin qui plus est.

                             






















                              
En plastique certes, mais du meilleur!
Fier de ma trouvaille, c'est au pas de course que je rentrai chez moi, les jambes sous le bras, me faisant au passage une collection de regards jaloux, suspicieux et amusés.




























Dans le genre taré et autres fous de dieu, voici un beau spécimen montréalais.





(Rappel, cliquez sur l'image pour l'agrandir, toujours).




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Rouge ciel

















À la veille de la toute fin, le ciel tel qu'il fut pendant quelques minutes.











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Boucherie Peuchmaurd







































Voici, pour ceux qui en doutaient encore, la preuve irréfutable et définitive que nous n'avons pas toujours parlé de livres dans cette famille.
Du temps de mes arrières grand-parents, à l'époque heureuse où l'on pouvait encore suspendre son cochon sur le trottoir, le sang coulait à flots à la boucherie Peuchmaurd, sise alors avenue de Saint-Ouen à Paris.












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My Winnipeg




















Vu cette semaine le vrai/faux docu-fiction de Guy Maddin intitulé My Winnipeg, sorte d'autoportrait d'une ville à travers le regard d'un habitant qui veut la fuir, exploration d'un labyrinthe et décryptage des secrets d'une ville battue par les vents, isolée dans les trop vastes plaines du Manitoba. Très au-dessus du lot, l'invention visuelle est constante, le noir et blanc y est sublime. Archi-poétique, drôle, intelligent, triste à mourir, jusqu'à cette scène que l'on croirait tout droit sortie d'un film de Luis Bunuel, où des chevaux fuyant en plein hiver l'incendie de leur écurie, se précipitent dans la rivière gelée qui cède sous leur poids avant de se refermer sur l'expression horrifiée de leur visage.
Assurément une des images les plus saisissantes et les plus fortes que j'ai vu depuis des années, et pour des années.


La bande annonce peut se voir ici.