Photos, livres, aventures.

Par le trou de la serrure

























L'intérieur, vu de l'extérieur, d'un des pit stop du circuit Gilles Villeneuve, par le trou de la serrure donc. Les amateurs de formule 1, qui se pressent chaque jour par milliers sur ce blog, apprécieront.





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Face à la Ronde





























Pourquoi se presser? comme dirait l'autre.
Mais je ne me presse pas du tout! Tenez, la preuve, cette photo a été prise en septembre 2009 au cours d'une épique promenade à vélo avec mon frère, et la voici qui rejaillit.






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Occupy Bathyscaphe



Le Bathyscaphe est un outil merveilleux, mais que sa délicatesse ralentit et rend parfois difficile à manoeuvrer dans les eaux moins profondes d'une relative actualité. Voilà pourquoi nous avons cru nécessaire de le doter d'un complément plus immédiat : la Bathysphère

Photocopié à x exemplaires et offert gratuitement, il constitue notre outil d'exploration ad hoc dans le mouvement des jours. Cette première parution cherche à explorer les mouvements d'occupations, il sortira de nouveau quand la pression et les marées l'exigeront. 




Lisez l'intégralité de la Bathysphère immédiatement dans le confort de vos chaumières en cliquant sur l'image ci-dessus.
 Nous vous invitons à l'imprimer, à le photocopier et à le faire circuler.
 ©opy right. ©opiez correctement.








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L'insurrection qui passe

L'hôtel de ville de Paris, après l'incendie de la Commune en 1870.























Les Communards avaient foutu le feu, Mai 68 aussi, mais quelques tons en dessous, et les Indignés d'aujourd'hui prônent la non violence. Quelle leçon en tirer?
Peut-être une citation de Henri Calet, extraite de l'un de ses romans les plus noirs et les plus beaux, Le Mérinos


"Parfois, il advient que les citoyens se lassent de leur hôtel de ville et de ce qu'il y a dedans - cette odeur de vieux chauves et d'encre à tampon - ils se fâchent tout rouge, ils veulent se sauver de cette laideur de pierre, de cette merde municipale qui s'édifie des palais et qui perdure. On les voit partir vaillamment à l'assaut dans le dessein de raser le monument et de le reconstruire. Mais nul ne se propose alors qui peut mieux faire. Les anciens occupants reparaissent un à un aussi chauves."




Henri Calet,  Le Mérinos, éditions Le Dilettante, Paris.





Trois à la fois



Trois à la fois? Mais qu'est-ce donc? des mouches? des filles de leur mère?
non, juste des chrétiens.


Lu l'annonce suivante sur internet :



"Prie-Dieu artisanal, confectionné en pin par une artiste de la relève

Usagé mais presque pas utilisé. Excellent rapport qualité/prix. Solide et beau, peut accueillir 3 chrétiens à la fois. Raison de la vente : préparation d'un second prie-dieu en pruche.

Négociable."
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Catholiques de la relève, agenouillez-vous!













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Ex libris































Avec l'échelle de bibliothèque, il est un autre objet indispensable à tout vieux garçon maniaque qui se respecte. Voici que, enfin, j'ai fait l'acquisition d'un obscur objet de désir, un ex libris.
Et le vent de l'aventure une fois encore souffle dans mon bureau.









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Les hommes en vert vs le Plastique collant

"L'église admet enfin l'usage du préservatif ...

En revanche, les travaux pratiques ce n'est pas encore ça !"




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Merci à Jimmy Gladiator, à qui nous empruntons le texte et l'image de cette information primordiale.









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Les escaliers de Dimitri

Parfois, il faut savoir ne pas attendre, comme lorsque le soleil d'hiver, après avoir disparu pendant une semaine, revient soudainement cogner à la fenêtre et illumine les escaliers de Dimitri.


















Fusils et grenades































On savait déjà que l'épouvantable Stephen Harper à face de Playmobil voulait détruire le registre des armes à feu au Canada, mais il semblerait que les choses s'accélèrent avec désormais la vente libre de fusils et grenades dans les pharmacies du pays.



NdE: Hasard et coïncidence, au moment où nous imprimions ces lignes, un forcené jetait du liège sur la foule à Grenade.




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Expozine

























Les 26 et 27 novembre, de 12h à 18h, je participerai à Expozine, le salon annuel des publications artisanales et indépendantes en tous genres, là où L'Oie de Cravan fait office de gros canon. De mes grandes sacoches, je sortirai des photos de formats divers et variés, une première série de cartes postales fraîchement imprimées, quelques lapins, une poignée de livres de Pierre Peuchmaurd et de flamboyants Bathyscaphes, dont le dernier numéro, toujours aussi inactuel.






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L'état sauvage





















L'Alaska selon David Vann, c'est bien sûr un territoire immense, des paysages à couper le souffle et toute la mythologie de l'appel de la nature. Mais pour y avoir passé trente ans de sa vie, le charme en est usé, et la réalité qu'il donne à voir est toute autre, faite d'aventuriers ratés, d'exilés plus ou moins volontaires qui préfèrent s'enfoncer chaque jour un plus pour ne pas admettre qu'ils auraient du partir depuis longtemps. Face aux lacs et aux glaciers, se jouent des drames ordinaires de gens ordinaires. Vann décortique les rapports humains et met à nu la solitude de chacun de façon implacable, dosant savamment l'épique et la subtilité psychologique. 

David Vann avait obtenu le prix Médicis étranger en 2010 pour son premier roman, Sukkwan Island, et il prouve avec Désolations qu'il n'avait pas tout dit et qu'il fait partie des grands écrivains américains contemporains.










- Désolations, de David Vann, aux éditions Gallmeister, 2011.
- Sukkwan Island est maintenant disponible en poche, également chez Gallmeister dans la collection "Totem".







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Si j'avais été un garçon


Voici que la talentueuse Anne Marbrun, en plus des idioties qu'elle partage sur son blog avec un lectorat chaque fois plus médusé, livre un texte très court et très beau dans la non moins courte et belle collection le Cadran ligné, animée par Laurent Albarracin.

Le catalogue de la collection compte actuellement trente-cinq titres, parmi lesquels on retrouve des textes de Pierre Peuchmaurd, Anne-Marie Beeckman, Benoît Chaput, Laurent Albarracin, Éric Chevillard, Olivier Hervy, Dominique Noguez, Jacques Abeille, Joël Gayraud, Jean-Yves Bériou, Louis-François Delisse, Éric Benvéniste, Antonio Porchia, etc, tous disponibles sur le site du Cadran ligné.














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Lumière tango



Boby Lapointe et la lumière tango. Rien n'y fait, je ne me lasse jamais d'écouter ses chansons. Mieux qu'une aspirine, c'est le remède à tous les maux.










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On dirait le Sud



 Voici donc que le dernier livre de Christian Oster paraît aux éditions de l'Olivier, après quatorze romans de vie commune avec les éditions de Minuit. De la part d'un auteur aussi constant, c'est une surprise. Ceci dit, l'écriture elle, reste la même, simple et minutieuse, attachée aux détails sans souci de la fin. 
On retrouve une fois de plus un narrateur quadragénaire en période de crise existentielle. Cette fois, il s'agit de rouler pour s'en sortir, pour s'assurer que le décor change constamment. Alors pourquoi pas vers le Sud puisqu'il faut bien aller quelque part. Comme d'habitude avec Oster, il ne se passe pas grand chose, mais comme les personnages eux-même semblent n'avoir rien à faire, un mal de dos, une entorse et les quelques rencontres fortuites qui en découlent deviennent de véritables aventures. 
Le narrateur a beau vouloir éviter la compagnie des autres, il se trouve toujours quelqu'un sur son chemin, comme pour nous rappeler que la solitude volontaire est un luxe et qu'il est en général mal perçu de vouloir s'isoler.
De hasard en coïncidence, le héros finit par s'arrêter sur le bord d'une départementale quelque part entre Arles et Marseille, dans un gîte tenu par une vague connaissance qui incarne à merveille le néant conversationnel. Une cohabitation improbable s'en suit entre ceux qui ne veulent pas parler et ceux qui ne savent pas se taire, jusqu'à une scène mémorable de repas au cours duquel "de temps en temps, manière de donner le change, l'un de nous fixait le plat d'œufs mimosa".
À bien y penser, les romans d'Oster ont quelque chose en commun avec les nouvelles de Carver, en plus long évidement. Cette impression d'avoir attrapé un épisode en cours de route, comme si un inconnu nous racontait un jour ou une semaine de sa vie sans que l'on ne sache rien de son passé ni de ce qu'il est devenu après. L'avant et l'après semblent sans importance, mais la parenthèse qui nous est racontée est explorée dans ses moindres recoins.



"De mon côté je filais un mauvais coton avec Agnès. La vérité est que je me révélais sensible à son regard mouillé, à sa tristesse et à la manière dont, apparemment, y compris dans les moments difficiles, elle persistaient à mettre en valeur ses seins comme s'il s'était agi d'une ligne de front en deçà de quoi elle s'interdisait de reculer quelles que soient les circonstances. Ou bien, ai-je songé, les chemisiers qu'elle porte, dont le boutonnage ne s'inaugure que très bas, sont chez elle une vieille habitude vestimentaire et elle n'y pense même pas, mais cette absence à soi m'excitait tout autant."









Rouler, de Christian Oster, Paris, éditions de L'Olivier, 2011.





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Nouvelle apparition du Bathyscaphe

dessin de Dan Hillier


On n'y croyait plus et puis voici qu'une dépêche venue en courrier-torpille nous arrive : le septième numéro du Bathyscaphe va enfin paraître! 

Le dimanche 18 septembre, à partir de 17h, après la petite ballade dominicale en famille, venez terminer votre beau dimanche en assistant à un triple lancement :
- le nouveau numéro du Bathyscaphe
- le livre Typographie unusuelle, de Monsieur Moulino, aux éditions de L'Oie de Cravan
- un nouveau numéro de Der stein, le fanzine allemand de Julie Doucet

On peut d'ores et déjà annoncer les noms de l'exceptionnel équipage de ce numéro :
Romy Ashby, Anne-Marie Beeckman, Jean-Yves Bériou, Daniel Canty, Maïcke Castegnier, Geneviève Castrée, Maxime Catellier, Benoît Chaput, Byron Coley, Bérengère Cournut, Patrice Desbiens, Julie Doucet, Hélène Frédérick, Joël Gayraud, Sarah Gilbert, Dan Hillier, Thierry Horguelin, A.J. Kinik, Gabriel Landry, Gabriel Levine, Setrak Manoukian, Thurston Moore, Monsieur Moulino (Marc Pantanella), Antoine Peuchmaurd, Barthélémy Schwartz, Valérie Webber.

Il semble que les sujets suivants seront abordés :

Albuquerque par-delà le bien et le mal, les secrets de l'Autre Monde, Captain Beefheart vu par Patrice Desbiens en 1970, un entretien avec Jean Benoit, Cascadia, Ira Cohen,  la course aux écoles privées, Glover (Vermont), Jacques Higelin, Michael Hurley, être professeur à la Jack Kerouak School of Disembodied Poetics (Naropa),  le Lac Saint-Jean à bicyclette, ou comment promener son ennui, Eric Lapointe singeant la Saint-Jean, Bruno Montpied et les jardins anarchiques, Montréal au cinéma,  Odilon-Jean Périer, les livres de chevet de Pierre Peuchmaurd, le sexe sur internet, le Surréalisme et l'Art d'après-guerre,  le mystérieux Docteur Tran, les Throwing Muses, le joueur de Tuba des rails du Mile-End, sans oublier notre Grand Jeu et la Typographie Inusuelle!



Le livre
Faire sourire avec la typographie, voilà qui ne va pas de soi... Marc Pantanella pourtant, en détournant notre alphabet et sa ponctuation, fait montre d’un humour des plus efficace.

Près d’une centaine de ces détournements sont offerts aux rigoureux typographes qui croyaient tout savoir de leur art mais surtout aux lecteurs curieux prêts à redécouvrir les joies de l’alphabet. Typographie Inusuelle est partiellement paru en feuilleton dans le journal Le Bathyscaphe.

À noter que cet ouvrage essentiel paraît concomitamment
des deux côtés de l’Atlantique. Il fallait bien ça...

L’auteur
Marc Pantanella est né en 1962. Il « fait les Beaux-Arts » à Marseille (où il vit toujours aujourd’hui), puis tâte de divers métiers artistiques : livreur en boucherie ou paysagiste. Aujourd’hui, il est graphiste. Il n’y a pas de sots métiers.

Et enfin,  der stein nr.8  -  wahre geschichten (histoires vraies), -  le fanzine en allemand de Julie Doucet.