Photos, livres, aventures.
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Plus vivants que jamais



Ce printemps, dans la foulée des innombrables publications entourant le cinquantième anniversaire de Mai 68, les éditions Libertalia ont réédité Plus vivants que jamais, le journal des barricades écrit par Pierre Peuchmaurd à chaud, à l'été 68, et initialement paru aux éditions Robert Laffont à l'époque.
Le livre est republié en poche, avec une préface éclairante de Joël Gayraud.


éditions Libertalia, 8 euros, 128 p.



Lancement du dixième Bathyscaphe et de L'Oie de Cravan


Le Bathyscaphe et l'Oie de Cravan


Après de longs mois de navigation aléatoire dans les eaux glaciales d'un hiver sans fin, le Bathyscaphe refait surface, enfin! 







C'est en grandes pompes et en chemisette que l'équipage du Bathyscaphe au grand complet vous accueillera pour célébrer la parution de son dixième numéro.



Équipage international - Humour aquatique - Articles profonds - Jeu confondant - Toujours bilingue - Toujours inactuel - Aucun dossier spécial



Avec des articles de : Byron Coley, Thurston Moore, Bérengère Cournut, Hermine Ortega, Hélène Frédérick, Daniel Canty, David Clerson, Valerie Webber, Pierre Rothlisberger, Maxime Catellier, Setrak Manoukian, Jacques Desbiens, Joel Gayraud, Barthélémy Schwartz, Romy Ashby, Joseph Balicki et Tosh Berman.



Ce lancement sera aussi celui de trois titres parus à L'Oie de Cravan, à une époque pas si lointaine où le froid nous assaillait encore. Il s'agit de :


                -  Fatigues, aphorismes complets, de Pierre Peuchmaurd

-  Serviteur, les princesses!   de Anne-Marie Beeckman

-  Wendy Ratherfight, de Bérengère Cournut











Le lancement aura lieu le jeudi 5 juin 2014 à 18h

à la librairie le Port de tête
262 av. Mont-Royal est
Montréal (Qc)





Mars



"Mars dans sa voiture vite, mars sur ses branches partout et ses
cornes futures dans le flanc du passé – mars est déjà passé.

Mars agite les bras ; regardez, il agite les bras. Il n’y a rien à
voir – giboulées sur la face. Mars est un pont qui brûle.

En mars tu sais déjà ce qu’en mai tu ne feras pas."

*


Pierre Peuchmaurd
extrait de Trente-six strophes de l'année, Wigwam, 1995.

Résolutions





Résolutions 

Genre : aphorismes.
Ingrédients : finesse, poésie, un peu de tautologies et beaucoup d'eau.
Suggestion de présentation : l'éditeur a choisi une maquette qui renvoie directement au recueil d'aphorismes de Pierre Peuchmaurd À l'usage de Delphine. Ce n'est pas tant un hasard d'ailleurs, puisque l'un a ses résolutions comme l'autre avait ses fatigues. En plus de nombreux recueils de poésie, Albarracin est également l'auteur de Pierre Peuchmaurd, témoin élégant (L'Oie de Cravan, 2007), ainsi que d'une monographie accompagnée d'un choix de textes aux éditions des Vanneaux.



"Je n'y crois pas une minute, mais je veux bien en douter une heure."
   
 *

"Les pilules qu'on avale sont les oeufs de couleuvres."
                                      
 *

"L'homme est un loup qui mange la chèvre avec du chou."


                                                                                *
                                                          "Qui peut peu croit beaucoup."


*

"La rouille, l'or autant que fer se peut."



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Résolutions, de Laurent Albarracin, Montréal, éditions de L'Oie de Cravan, 2012.
Vient de paraître également, du même auteur, Le secret secret, aux éditions Flammarion (2012).









Expozine

























Les 26 et 27 novembre, de 12h à 18h, je participerai à Expozine, le salon annuel des publications artisanales et indépendantes en tous genres, là où L'Oie de Cravan fait office de gros canon. De mes grandes sacoches, je sortirai des photos de formats divers et variés, une première série de cartes postales fraîchement imprimées, quelques lapins, une poignée de livres de Pierre Peuchmaurd et de flamboyants Bathyscaphes, dont le dernier numéro, toujours aussi inactuel.






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Anthologie Pierre Peuchmaurd



Deux ans après sa mort, voici que paraît aux éditions des Vanneaux une anthologie de la poésie de Pierre Peuchmaurd, présentée par Laurent Albarracin. 
Sur un modèle très proche de la célèbre collection Poètes d'aujourd'hui des éditions Seghers (qui ont disparu elles aussi il y a deux ans), le livre comporte le texte de Laurent Albarracin Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, précédemment paru aux éditions de L'Oie de Cravan, un cahier de photos, un choix de textes, ainsi que quelques rares entretiens  qui apportent un éclairage intéressant sur son parcours et sa perception de la poésie.




Le livre est d'ores et déjà disponible en France sur commande en librairie ou directement chez l'éditeur :

Éditions des Vanneaux
           64 rue de la Vallée de Crème
                        60480 Montreuil-sur-Brèche
                            18 euros port compris

Pour le Québec, il est maintenant disponible à Montréal à la librairie Le Port de tête, ou en m'écrivant à l'adresse donnée dans les contacts.











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Le bureau des épaves



Il existe à Casablanca un service d'objets trouvés surnommé le bureau des épaves; c'est aussi sous ce nom que fut étonnamment traduit le film Stranded, de Frank Borzage en 1935. Le savait-il? Peu importe, cela désigne aussi désormais cette très belle édition de l'un des tapuscrits confiés par l'auteur aux éditions Pierre Mainard en 2008.



Or de cinq heures dans le ciel rare,
le fleuve gris, la terre grise,
la mort aux doigts qui sentent l'amour
on lèche le temps, la langue est grise




(extrait de Cheval sous le talus des mort, in Le Bureau des épaves, éditions Pierre Mainard)




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- Le Bureau des épaves, Pierre Peuchmaurd, éditions Pierre Mainard, coll. "Courantes", 112 p. sous couverture à rabats, 11x17, 2010, ISBN 9782913751477, 12 euros.

Suite à la fin

Je pourrais parler des mystérieuses translations de haïkus d'Issa, le plus belge des poètes japonais, par Pierre Peuchmaurd. Je pourrais. Mais voilà que Thierry Horguelin l'a fait, avec l'élégance qu'on lui connaît. Comme son blog est de toute façon d'une agréable nécessité, autant le lire ici.

Puisque la fenêtre est ouverte, profitons en pour signaler la parution récente aux éditions Pierre Mainard de deux inédits de Peuchmaurd, Le Bureau des épaves, et L'Ivre mort de lierre.




Scènes champêtre
(Trois)

Le vent dans le ciel
les deux
moiselles sur la prairie

Des bisons de bulles
passent au find du tableu

*

Un large vent de viande
s'abat sur la fôret
sur les seins nus des rois
et le rire des marais

Ou simplement il pleut

*

Les sangliers dorment quand il pleut
Des oiseaux plats
traversent leurs ombres,
l'automne avale 
un dernier papillon





(extrait de L'Ivre mort de lierre)





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   Éditions Pierre Mainard, 14 place Saint Nicolas, 47600 Nérac

- Le Bureau des épaves, Pierre Peuchmaurd, éditions Pierre Mainard, coll. "Courantes", 112 p. sous couverture à rabats, 11x17, 2010, ISBN 9782913751477, 12 euros.
- L'Ivre mort de lierre, Pierre Peuchmaurd, éditions Pierre Mainard, coll. "Grands poèmes", 36 p. sous couverture à rabats, 15x24, 2010, ISBN 9782913751484, 8 euros.

Huit jours avant l'Année dernière



Nous voici donc à quelques jours du lancement de la réédition de L'Année dernière à Cazillac par les éditions de L'Oie de Cravan.
Quelque part entre un bleu Gauloise et un bleu horizon, le livre sera présenté dans la très belle collection Le fer & sa rouille, où les livres sont finement cousus à la main et dont le tirage est soigneusement limité à 200 exemplaires.


Présentation du livre par l'éditeur, Benoît Chaput :

"Pierre Peuchmaurd a écrit très peu de prose. En 2004 il avait fait paraître L'Année dernière à Cazillac, un magnifique ensemble de fragments autobiographiques qui se concentrent sur un espace de temps relativement bref, un passage de la vie de l'auteur, pour avancer en profondeur vers ce qui est au centre de sa démarche de poète. Ceci avec l'amertume souriante d'un grand styliste qui peut se permettre une douce auto-dérision. Ce texte m'avait enthousiasmé au moment de sa publication et, avec une infinie lenteur, je travaillais depuis quelques années à le traduire en anglais. Maintenant, un an après la disparition de son auteur, le moment me semble propice pour le ressortir (il était devenu introuvable dans son édition originale), accompagné de sa traduction anglaise."

Le lancement aura lieu le lundi 3 mai à partir de 18h, à la très raffinée librairie le Port de tête. Pour joindre le plaisir à l'agréable, quelques textes seront dits par Yves-Antoine Rivest, qui sera accompagné au violoncelle par Émilie Girard-Charest.







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Un an

























La rose blanche est la vraie fleur du deuil, celle que la mort tient entre ses doigts pourris.


De la mélancolie comme suite à la fin.


Il goutte des tombes.


Chacun sa vie, chacun ses morts. Chacun ses morts vivants.


La lune mange ses croissants la nuit.


Le métacarpe est un poisson volant.

Le chien va jusqu'au bout de sa laisse. L'homme, pas toujours.


Je venais de prendre une douche au lait de coton et au coquelicot. Il fallait voir comment les papillons se ruaient sur moi.


La mort adoucit les mœurs.


L'humour noir, le grand humour noir, tout de même nous ne le sortons pas tous les jours. La plupart du temps nous nous contentons de l'humour gris.

Les absents ont tort d'être aussi présents.



Aphorismes de Pierre Peuchmaurd, extraits de Le Moineau par les cornes (Fatigues III), éditions Pierre Mainard, 2007.

Le pied à l'encrier



























À l'attention des parisiens et des promeneurs du mardi, signalons que demain, autant dire tout de suite, le 13 octobre, seront lancés deux livres de la nouvelle collection Le rayon invisible par Les loups sont fâchés:

- Maliduse, recueil de Guy Cabanel, en présence de l'auteur, avec quatre illustrations de Robert Lagarde (500 ex. sur vergé ivoire, et 40 ex sur Arches, signés par l'auteur).




(Guy Cabanel en chapeau)

et
- Le Pied à l'encrier, de Pierre Peuchmaurd (500 ex sur bouffant, et 40 ex sur Arches, augmentés d'un photo prise par moi et tirée sur un beau papier Hahnemuhle, numérotée et signée.

À propos de ce dernier, voilà ce qu'en dit la présentation de l'éditeur:
"Ce recueil inédit regroupe les notes prises par l’auteur pendant quatre ans à la lecture de tel classique, de tel poète, mais aussi des articles de presse, des caquetages médiatiques, du temps qu’il fait et du temps qui passe. Avec une hyper-subjectivité parfaitement à rebours des modes actuelles, il nous enseigne comment parler des livres qu’on a lus."


Pour plus de renseignements, et pour trouver les bons de commande, rendez vous ici.







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La Nature chez elle






















Pendant ce temps là, dans la France profonde et désolée, deux hommes rusaient, feignant de courber l'échine, pour mieux surprendre la nature chez elle.

La Nature chez elle, c'est le titre du dernier texte de Pierre Peuchmaurd paru dans la Collection de l'Umbo, sur des images de Jean-Pierre Paraggio. (Que l'on ne se fie pas à la médiocrité de mon scanner, les images sont magnifiques.)


Extrait et aperçu :























"Bien sûr, le loup y est. Il est
toute la forêt, il est l'avale-lumière
et il est la lumière. Les chevreuils portent
la lumière, la font courir ;
c'est leur fonction dans la forêt,
dans mon sommeil et dans ma gueule."




J-P. Paraggio, décidément en forme, vient également d'illustrer
Je serai africaine
, texte d'Anne-Marie Beeckman paru dans la même collection.
Ce qui fait non pas un, mais bien deux livres à offrir.



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- La Nature chez elle, Pierre Peuchmaurd et J-P. Paraggio, Collection de l'Umbo, tirage numéroté de 100 exemplaires, 2008.
- Je serai africaine, Anne-Marie Beeckman et J-P. Paraggio, Collection de l'Umbo, tirage numéroté limité à 70 exemplaires, 2008.

15 euros chaque (port compris)
à l'ordre de Jean-Pierre Paraggio
33, avenue Jules Ferry
74100 Annemasse
France




Plus vivants que jamais





















Grand absent des commémorations soixante-huitardes, Pierre Peuchmaurd aurait pu (du?) l'être le plus simplement du monde; en rééditant son récit de mai 68, écrit à chaud dans l'été qui a suivi, et paru à l'époque chez Robert Laffont, sous le titre de Plus vivant que jamais.
Pour cela, encore eut-il fallu que quelqu'un chez Laffont se souvienne de ce petit - mais brûlant- livre, ce dont je doute fort. Et puis, encore aurait-il fallu que l'auteur accepte une réédition, ce dont je doute encore plus fort, décidé qu'il doit être au fond de ses bois à se faire discret en attendant que passe cette vaste mascarade.

Et puis tiens, un qui y a pensé, c'est ce diable d'Éric Dussert, éternel défouisseur de textes, sur l'Alamblog duquel de nombreux textes injustement oubliés ont connu une nouvelle jeunesse.





Survivre au mois de novembre


















Le mois de novembre, on le sait, est l'un des plus importants du calendrier littéraire. Hier soir encore, à la librairie le Port de tête, les gens bien informés ont pu assister au lancement des nouveautés automnales de l'Oie de Cravan:


- Parfaits dommages et autres achèvements, de Pierre Peuchmaurd.


- Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, de Laurent Albarracin.

- En temps et lieux
, de Patrice Desbiens.



Tous ces excellents livres sont d'ores et déjà en vente libre dans les bonnes librairies québécoises, et sur ordonnance dans les moins bonnes, en attendant tranquillement de fendre les flots jusqu'à la vieille France.
Certes, ce n'est pas encore le prix Nobel de poésie, mais ce n'est quand même pas tous les jours que l'on peut voir ainsi le somptueux catalogue de l'Oie de Cravan en vitrine.


Les amateurs du genre pourront assister jeudi prochain à 18h au même endroit au lancement de nouveautés des éditions Le Quartanier.


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Librairie le Port de tête, 262 Mont-Royal Est, Montréal.


Les trois jambes du port de tête

Pour d'évidentes raisons de camaraderie et de filiation, nous faisons fièrement suivre ici l'annonce du prochain lancement de L'Oie de Cravan.



































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Simili sky





Célébrer une naissance est a priori une chose agréable, surtout lorsqu'il s'agit de celle d'une maison d'édition. C'est donc dans la joie et la bonne humeur que nous signalerons les premières parutions fraîchement imprimées des éditions Simili Sky.
C'est sous l'impulsion de Véronique Loret, qui en d'autres temps avait créé et animé L'Embellie Roturière (1), que Simili Sky a donc vu le jour à la fin du printemps. Les deux auteurs à ouvrir le bal sont Éric Ferrari, avec Un rien d'air, et Pierre Peuchmaurd avec Scintillants squelettes de rosée.


Délicats et sensibles à la fois, les petits livres de Simili Sky ne se trouvent pas sous le sabot d'une jument de trait comme la Fnac, mais il est par contre facile et agréable de les commander en écrivant directement à la source:

Éditions Simili Sky
Véronique Loret
9, rue Garibaldi
93400 Saint-Ouen
France

Les plus modernes pourront aussi écrire à: veronique.loret@tele2.fr



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- Un rien d'air, Éric Ferrari, 84 p, 15 euros.
- Scintillants squelettes de rosée, Pierre Peuchmaurd, 104 p, 15 euros.

(1) à L'Embellie roturière, on avait pu découvrir - entre autres - les Ossements dispersés du grand Jimmy Gladiator. (1994, 92p.)

Le moineau par les cornes


Parfois les poètes peuvent être drôles, c'est ainsi. Pierre Peuchmaurd, que l'on n'hésitera pas à qualifier en passant de plus grand poète surréaliste vivant, n'est pas a priori un comique, mais il n'en n'a pas moins de l'humour, et même beaucoup, du noir, même si "(...) la plupart du temps nous nous contentons d'un humour gris".
Si il paraît assez régulièrement de ses nouveaux recueils de poésie, depuis quelques années apparaissent aussi quelques fois de petits ensembles d'aphorismes, que lui-même qualifie de "fatigues".
C'est dans cette série que vient de sortir Le Moineau par les cornes, aux éditions Pierre Mainard.


Extraits:

"Avoir une fille dans chaque pore, c'est vraiment l'avoir dans la peau."

"Les frappes chirurgicales se font sans anesthésie."

"Un médicament générique de fin."

"Juste avant, l'instant d'apprêt."

"Non seulement le paranoïaque a toujours raison, mais il a raison avant les autres."

"Dans ces "espaces culturels" qui fleurissent un peu partout en province, il est clair que c'est espace le mot important."

"Je m'en vais d'ici à regrets", dit-elle. Ça fait loin."

Et ainsi de suite.


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Le Moineau par les cornes, éditions Pierre Mainard, 2007.

Dans la même série de "Fatigues":
- À l'usage de Delphine, Montréal, éditions de l'Oie de Cravan, 1999.
- L'immaculée déception, L'Atelier de l'agneau, 2002.