Photos, livres, aventures.

National Geo-graphique



























Dans notre étonnante série consacrée à la vie sauvage au Canada, et plus spécifiquement à la faune en milieu périurbain au Québec, après le bison et le requin des bois, voici la girafe du coin de la rue.

Il est également possible de contempler d'autres spécimens rares ici même.







Cache-cache mural


















À Montréal, dans le quartier du Mile-End, de mystérieux portraits apparaissent régulièrement, collées comme des affiches sur les murs. Jeu de cache-cache supposé avec les services de la mairie, mais ceux-là ne doivent pas chercher bien loin car les portraits sont tous de gens connus dans le quartier, commerçants et personnages emblématiques.

En attendant, pas pressé que ça s'arrête, je photographie les photos des autres et je m'en fais une collection, c'est toujours ça de pris.




Soleil (cassé) couchant









L
e soleil s'est enfin posé un peu partout, jusqu'ici à Montréal où il commence à cogner dur. Du coup, on a moins de temps à passer devant son écran, les uns à lire, les autres à écrire, moi le premier. Tout ça est finalement assez ordinaire.
Cette période de l'année est aussi au Québec celle des ventes dites "de garage", où chacun vide ses armoires sur le trottoir en espérant se débarasser des vieilleries qui prennent la poussière.
Livres de poches décolorés, vases Ming en plastique, cadeaux des beaux-parents des Noël précédents, vêtements rongés aux mites et autres trésors que l'on achète à son voisin avant de les revendre à son tour quelques années plus tard en se demandant ce que l'on avait bien pu leur trouver alors.
Ce qui nous touche dans ces objets, c'est souvent le vrai-faux hasard qui les fait apparaître alors qu'on les cherchait plus ou moins consciemment, voire qu'on avait perdu tout espoir de mettre un jour la main dessus.
Chaque livre, dans les librairies d'occasion et les bibliothèques, est ainsi porteur d'une histoire. Comme celle-ci.

Ce matin, je recevais des nouvelles de la lointaine Europe, nouvelles plutôt tristes de mon soleil couchant de grand-père.
"Bon", me disais-je.
Sur ce, voilà que j'enfourche mon éternel vélo, car l'autre soleil m'attend, celui qui fait fondre la peau et qui donne le cancer aux glaciers.
Course folle sous les tropiques, maillot du meilleur grimpeur de trottoir, quand tout à coup, bondissant sur leurs tréteaux, deux caisses de livres entrent dans le paysage et traversent le trottoir. Freinage, crissement de pneus, arrêt obligatoire.
Épuration d'une bibliothèque plus toute jeune, pas mal de livres des années soixante, plutôt les moins bons titres d'auteurs de second plan.
Bac numéro un: rien.
Bac numéro deux: Soleil cassé.
Soleil cassé, dans l'édition de poche de 1975, c'est un livre de mon grand-père, du temps de sa vigueur et de ses colères légendaires. Ce livre, je ne l'ai jamais lu et je n'en ai même pas un exemplaire. Honte au carré. Pour un dollar, je m'offre donc un pan de mémoire familiale, trente-quatre ans après les faits, cinq mille cinq cents kilomètres à l'ouest, et malgré tout dans ma rue.



Un dimanche à la campagne, acte II













V
u que c'est pas tous les jours dimanche, et que ce n'est pas tous les dimanche que j'ai la possibilité de quitter Montréal, on fait durer le plaisir.
Campagne donc, deuxième service: les Laurentides vues depuis les hauteurs de Sainte Émélie de l'Énergie.






Les Laurentides sans Trintignant




I
l ne sera pas dit que je ne sors jamais de mon quartier, la preuve avec cette photo prise dans les Laurentides le week-end dernier. (Les Laurentides sont un peu aux Montréalais ce que la Normandie est aux Parisiens). Ici, c'est pas vraiment la mer, mais on peut difficilement trouver plus typique.






Montréal - Cuba



















J'ai souvent du mal à m'expliquer lorsque je dis que je trouve que Montréal ressemble par moments, (dans quelques quartiers et sous certains aspects), à des images (clichés?) que l'on peut avoir de La Havane. Voici enfin un exemple.

L'inox de la pensée
























Et pour tous les francophones, moi le premier, qui prononcent toujours sink (évier) au lieu de think (penser).







Recyclage politique

Toujours à la pointe de l'actualité, Yahoo faisait ce matin sa une sur le fait que chaque jour 270 000 arbres sont coupés dans le monde pour la seule production de papier toilette.
C'est ce qui s'appelle avoir le sens du scoop.
Peut-être que si l'on utilisait les bulletins de vote d'hier, on aurait de quoi tenir la semaine.






Au secours, la police arrive


























Pour les 47% qui ne voulaient pas de SSarkozy, entraînez-vous, va falloir courir vite.







Prend l'oracle et tire toi


















- Ô racle! Ô désespoir! Ne vois-tu rien venir?
- Je ne vois que la nuit qui noirat, mon chapeau de guingois, ma sangle qui courroie...
- Bon, bon, ça va.
- Une chatte qui louvoie, un Cravan sans son oie...
- Ça va j'ai dit!







L'Oie de Cravan

























Ben voilà, tout est dit, alors venez (j'y serai aussi).
Et pour tout savoir de L'Oie en arrivant, regardez donc son catalogue.













Le requin des bois










































À
l'aquarium de Montréal, les poissons sont libres de se promener le long des voies ferrées quand ils veulent.






Photo réaliste






























En fouillant dans les tiroirs de gauche de mon ordinateur, je retombe sur cette photo, prise dans un petit village du Lot, sur le mur d'une supérette en grève.
Comme quoi, à la base des grands syndicats on peut parfois trouver un peu d'humour et de poésie.
Je dis bien "parfois".






Émigration volante

















À l'approche de l'issue de la campagne électorale en France, de plus en plus de gens envisagent de quitter le pays en cas de victoire de Sarkozy, et ce par tous les moyens envisageables.

De son côté, le Québec se prépare à accueillir ces futurs immigrants. Non seulement les Français y ont voté majoritairement pour la candidate socialiste au premier tour, mais en plus de cela le bureau de campagne de Sarkozy à Montréal a été saccagé dans la nuit de dimanche à lundi dernier.
D'après la presse, on pouvait lire sur les murs: "Sarko sacre ton camps!", ce qui, dans l'argot québécois, n'est pas une invitation à bénir ses partisans.