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Reverdy et moi

















J
e n'ai jamais lu une ligne de Pierre Reverdy. Pas de quoi se vanter sans doute, mais c'est ainsi, son tour viendra.
Par contre, j'apprends en grappillant dans les Lettres des Antipodes de Simon Leys, qu'il aurait dit: "Il me faut tellement de temps pour ne rien faire, qu'il ne m'en reste plus pour travailler."

Voilà qui, mine de rien, réussit à résumer ma vie en une phrase.








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- Le Bonheur des petits poissons, (Lettres des antipodes), de Simon Leys, Paris, éditions J.C. Lattès, 2008.

Cossery


































L'écrivain égypto-germanopratin Albert Cossery est mort pour de vrai cette semaine. Il aura donc réussi à être momifié avant sa mort, sans pour autant rentrer à l'Académie. Sacré pari.
Comme on sait qu'une partie de sa réputation repose sur le fait qu'il ait vécu quarante-cinq ans à l'hôtel La Louisianne, en représentant dandy d'un Saint-Germain-des-Prés qui n'est plus que l'ombre de lui-même, nul doute que les portes des panthéons du genre lui sont désormais ouvertes.
Attention tout de même, au musée Grévin il pourrait faire peur aux enfants.






















Mise sous verre

Les dames du Fémina, commentant l'élection de Rufin à l'Académie  (photo Brassaï)



D
éjà lauréat du prix Goncourt en 2001, puis ambassadeur au Sénégal, voilà que l'ancien "french doctor" Jean-Christophe Rufin entre à l'Académie française pour y occuper le fauteuil d'Henri Troyat.
Sûr qu'il va se prendre pour Paul Morand, en tous cas c'est le parcours idéal pour un futur Grant Homme et Grant Écrivain dont la France nostalgique de sa grandeur s'enorgueillira en pensant que le reste du monde nous envie. C'est de Villepin qui doit être jaloux.