Photos, livres, aventures.

Plaisir coupable et police anglaise





















Parmi les joies innombrables de la lecture, l'une de mes favorites est sans aucun doute la découverte dans un vieux livre - qu'il ait été trouvé d'occasion au fond d'une obscure librairie ou qu'on l'ait exhumé du grenier de ses grand-parents - d'un marque-page laissé par un lecteur ancien.
Tickets de métro, listes de courses, tickets de caisse (j'en ai trouvé un en Francs français récemment!), cartes postales, photo d'une ex, coupures de journaux, feuilles d'arbres, etc. Autant d'indices et de fenêtres ouvertes sur des inconnus et des pans de mémoire enfouis.
Je dois avouer que je prends moi-même un plaisir coupable à en farcir mes livres, tant par anticipation de mes délectations futures quand sera venu le temps de la sénilité, que pour laisser des traces de rien aux curieux à qui échoueront un jour ses volumes.

Quoi qu'il en soit, cette policière anglaise courant après de petits garçons nus sortis de la rivière est tout de même un des plus beaux spécimens qu'il m'ait été donné de voir à ce jour.





___________________________________________________________________
NB: Au moment de poster cette note, il me revient tout d'un coup que l'excellent Thierry Horguelin vient de faire une note similaire sur Locus Solus, catégorie marque-page, option carte de bibliothèque.
Toute ressemblance est purement fortuite, signe que la sénilité est encore plus proche que je ne le craignais.



2 commentaires:

losfeld a dit…

Jolie trouvaille en effet! C'est aussi un de mes grands plaisirs que ce genre de découvertes magiques. Ma plus belle pioche se trouvait dans un livre de bas ésotérisme dans lequel une enveloppe non envoyée contenait une lettre avec le nom, l'adresse et la photographie d'une femme dans sa cuisine, aux formes très généreuses qui, selon l'auteur de la lettre, était une nymphomane chez qui il l'invitait à se rendre, qui faisait tout etc. Comme un âne j'ai glissé tout ça dans un autre livre et je ne l'ai jamais retrouvé... Un passage de relai vers le mystère.
Sinon, comme on dit, j'aime beaucoup ce que vous faites, bonne continuation!

antoine p. a dit…

Ah! Les cuisinières nymphomanes... toute une époque ça!