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Un an

























La rose blanche est la vraie fleur du deuil, celle que la mort tient entre ses doigts pourris.


De la mélancolie comme suite à la fin.


Il goutte des tombes.


Chacun sa vie, chacun ses morts. Chacun ses morts vivants.


La lune mange ses croissants la nuit.


Le métacarpe est un poisson volant.

Le chien va jusqu'au bout de sa laisse. L'homme, pas toujours.


Je venais de prendre une douche au lait de coton et au coquelicot. Il fallait voir comment les papillons se ruaient sur moi.


La mort adoucit les mœurs.


L'humour noir, le grand humour noir, tout de même nous ne le sortons pas tous les jours. La plupart du temps nous nous contentons de l'humour gris.

Les absents ont tort d'être aussi présents.



Aphorismes de Pierre Peuchmaurd, extraits de Le Moineau par les cornes (Fatigues III), éditions Pierre Mainard, 2007.

1 commentaire:

isabelle dalbe a dit…

A Pierre Peuchmaurd,

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« Je ne vois pas le mot FIN sur le clavier de ma machine. » P. Peuchmaurd – A l'usage de Delphine-L'Oie de Cravan Editeur

« Parlez-moi de Hugo, de Stendhal au galop, parlez-moi de Balzac éteignant et allumant Paris, des orages orange de Barbey d'Aurevilly. Parlez-moi de Nerval et des carrières de Montmartre, parlez-moi sans fin de Baudelaire et infiniment de Rimbaud. Parlez-moi des véritables vivants. » P. Peuchmaurd – Le pied à l'encrier – Editeur Les loups sont fâchés

°

Parlez-moi, parlez-nous de ces Poètes,et infiniment de Pierre Peuchmaurd et du « vert roman des roses » (*)
Parlez-nous des véritables vivants. I. Dalbe


(*) « La poésie de Pierre Peuchmaurd ne cherche pas à faire de hauts bijoux de langage, elle aime la simplicité, le concret, le divers et le vaste, c'est une poésie qui transfigure le prosaïque et éprouve physiquement le poétique, une poésie qui préfère à la poésie la vie, et aux poèmes les conditions vitales de leur naissance, qui préfère aux roses, selon une belle formule, «  le vert roman des roses  » ( L'Oiseau nul – Seghers ), et favorise ainsi un verdoiement, un enherbement de la vie par la poésie. »
' Pierre Peuchmaurd, témoin élégant ' - Ouvrage de Laurent Albarracin – L'Oie de Cravan