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L'insurrection qui passe

L'hôtel de ville de Paris, après l'incendie de la Commune en 1870.























Les Communards avaient foutu le feu, Mai 68 aussi, mais quelques tons en dessous, et les Indignés d'aujourd'hui prônent la non violence. Quelle leçon en tirer?
Peut-être une citation de Henri Calet, extraite de l'un de ses romans les plus noirs et les plus beaux, Le Mérinos


"Parfois, il advient que les citoyens se lassent de leur hôtel de ville et de ce qu'il y a dedans - cette odeur de vieux chauves et d'encre à tampon - ils se fâchent tout rouge, ils veulent se sauver de cette laideur de pierre, de cette merde municipale qui s'édifie des palais et qui perdure. On les voit partir vaillamment à l'assaut dans le dessein de raser le monument et de le reconstruire. Mais nul ne se propose alors qui peut mieux faire. Les anciens occupants reparaissent un à un aussi chauves."




Henri Calet,  Le Mérinos, éditions Le Dilettante, Paris.





3 commentaires:

Anne Marbrun a dit…

Ah! mais, lisez donc tous ce merveilleux roman sur La Commune de Paris: "Le sang des cerises".

Alen Leoz a dit…

Ces photographies me fascineront toujours. Oh, et l'incendie des Tuileries ! Louis-Philippe et Napoléon III gênaient la vue sur la Grande Arche. Versailles gardait de l'utilité : l'Allemagne y est née, puis le monde y a préparé la Deuxième en 1919. Je n'en finirais plus. L'Amérique ne me semble pas connaître (encore) cette espèce de malaxation de la pierre et et de l'humain. Toujours aussi beau, votre blog.

Alen Leoz a dit…

Je retire ma phrase sur l'Amérique, la note n'est pas juste. Villes-champignons, villes-fantômes… Et puis la petite église, là au bout de Wall Street qui était grande et que voilà minuscule. Et puis… 2001. J'étais seul à me comprendre et on s'exprime mal dans ces cas-là. J'ai honte.