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Un soir au club




"Le piano n'était pas le violon d'Ingres de Simon Nardis. C'était bien plus qu'un violon d'Ingres. Le piano était pour lui ce que la peinture était pour Ingres. Il cessa de jouer comme Ingres aurait pu cesser de peindre. C'eût été dommage, dans le cas d'Ingres. Ce fut dommage dans le cas de Simon Nardis."


C'est avec ce paragraphe que débute Un soir au club, le livre de Christian Gailly paru en 2001 et qui attendait patiemment son tour sur les rayons de ma bibliothèque depuis des années. Il y est beaucoup question de piano donc, de musique incidemment, et plus précisément de jazz, dont l'auteur restitue à merveille la sensualité et le rythme.






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- Un soir au club, Christian Gailly, Paris, éditions de Minuit, 2001, coll. "Double", 2004.

2 commentaires:

Jack a dit…

J'ai lu d'une traite ce roman. N'ai pas pu m'empêcher de le refiler à un collègue qui est ingénieur ET musicien de jazz. Sauf peut-être pour la blanche, ce dernier m'a dit : « C'est mon histoire! »

Alen Leoz a dit…

Antoine, vous êtes sûrement un merveilleux libraire et je suis loin de vous. Le tout premier message que je vous ai adressé était vrai et simple, mais peut-être maladroit. Par ailleurs je crois que l'époque est à la psalmodie, à l'interrogation aussi des premières tablettes de Sumer. J'ai peur pour vous - pardonnez-le moi, disons comme à un aîné - que vous ne perpétuiez les dandysmes de droite ou de gauche qui furent ceux de vos pères, où je me sentais moi-même si admis et si rejeté, car j'avais déjà un souci terrible du triton crêté, ce qui contribue à tout coup à me faire survivre à mes condisciples, m'a fait me rendre curieux de vous, mais ne vous encourage pas, vraiment, à garder certains "tics" du XXe siècle. Je vous ai senti méfiant à mon égard, c'était à mon sens une saine réaction. Permettez-moi de me retirer pour l'instant de mes contacts sur Ipsa Lingua. Je vous adresse mes amitiés ainsi qu'à Anne.