Photos, livres, aventures.

La semaine des cinq transports



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Encore une semaine d'émotions et de transports.
En vélo tout d'abord, ce qui s'est avéré un peu extrême il faut bien le dire au vu des conditions météorologiques (froid mordant, neige tombante, glace glissante).

Puis il y eut le lancement tant attendu du troisième numéro du Bathyscaphe, le journal qui coule, mais ne se rend pas.
Pour certains, c'est anodin, mais notre équipage est assez fier d'avoir réussi le pari d'en sortir trois dans l'année. Néanmoins, nos créanciers voient rouge, aussi je me permets de suggérer à tous ceux qui ne seraient pas encore abonnés d'y penser fortement, et à ceux qui le seraient déjà de se multiplier.

Ce qui nous amène sans détour à l'aéroport, d'où partent les avions qui s'apprêtent à s'envoler vers tous les horizons, chargés de numéros que d'aimables factrices, souriantes et matinales, glisseront dans les boîtes aux lettres non sans avoir hésité un moment à le garder pour elles.

Et puis il y a l'hiver, quand pour déplacer la neige dans nos pays froids, des élus locaux remettent périodiquement les clés d'engins de mort à des repris de justice sadiques et malvoyants. Ces chenillettes - puisque c'est ainsi qu'on les nomme - sont issues du croisement incertain de papomobiles, de tondeuses à gazon et de chars d'assaut nains pour guérilla urbaine. Ceux qui les connaissent se précipitent sur la chaussée à leur approche, car c'est bien sur les trottoirs que des brutes sanguinaires les font zigzaguer en espérant broyer les os des piétons les plus jeunes et les hanches en plastique des plus âgés. Et comme le permis de tuer ne leur a pas encore été octroyé, ces chauffards décérébrés se vengent en détruisant sur leur passage le plus possible d'arbres et de vélos. Dont le mien.

Pour apaiser ma terrible colère, je me suis plongé dans un livre magnifiquement illustré de Jacques Pharand sur l'histoire des tramways de Montréal (*). Beaume apaisant de la nostalgie d'une époque que l'on n'a pas connu.




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(*) Photo extraite du livre À la belle époque des tramways, de Jacques Pharand, Montréal, éditions de l'Homme, 1997.




4 commentaires:

Jean Racine a dit…

Souffre qu'à mes transports je m'abonne tout en proie à ce fort Bathyscaphe qui ne m'en laisse guère le choix.

Victor Hugo a dit…

Reçois mes vœux bonhommes
O mon Bathyscaphe!
Reçois la flamme de l'homme
abonné sans gaffe

Mes transports pleins d'ivresses,
Purs de soupçons,
Et toutes les caresses
De mes chansons!

Anonyme a dit…

Un Montréalais m'a dit si une chenillette abime ton vélo, appelle la ville pour un dédommagement !

antoine peuchmaurd a dit…

Non seulement c'est exact, mais en plus c'est vrai, ce fut fait dans l'heure qui suivit, et j'ai bien l'intention de ne pas les lâcher.