Photos, livres, aventures.

Rien ne va plus




Grand jeu des sept erreurs. Cherchez les, et aider moi à choisir parmi ces photos celle que je devrais garder.













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Le fer et sa rouille

Avec ces premiers frimas qui nous glacent le sang, quoi de mieux qu'un grand bol de fer et sa rouille pour se réchauffer. Ça tombe bien, c'est justement le nom de la collection (Le fer et sa rouille), que l'Oie de Cravan vient présenter à la librairie le mercredi 28 octobre.












Après avoir lancé Cahier de neige au début de l'été, l'Oie nous revient de voyage avec deux auteurs de la vieille Europe, le mystérieux Shane Brangan et son Hourra pour Shane, et la non moins étonnante Bérengère Cournut, déjà connue pour son remarquable premier roman L'Écorcobaliseur, récidive avec Nanoushkaïa.

Enfin, le même soir sera lancé le troisième volet de la série En temps et lieux, de Patrice Desbiens.






















Le tout aura lieu à Montréal, à la belle librairie le Port de tête, le mercredi 28 octobre à partir de 18h et jusqu'à épuisement des libraires, en présence de Patrice Desbiens et de Bérengère Cournut.









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Bastille tango









 Bastille tango est sans conteste un des trois meilleurs livres de Jean-François Vilar que j'ai lu jusqu'à présent.
Sur trois.
Les deux autres étant Les éxagérés et C'est toujours les autres qui meurent. Le tout très disponible en poche et hautement recommandé.









Le pied à l'encrier



























À l'attention des parisiens et des promeneurs du mardi, signalons que demain, autant dire tout de suite, le 13 octobre, seront lancés deux livres de la nouvelle collection Le rayon invisible par Les loups sont fâchés:

- Maliduse, recueil de Guy Cabanel, en présence de l'auteur, avec quatre illustrations de Robert Lagarde (500 ex. sur vergé ivoire, et 40 ex sur Arches, signés par l'auteur).




(Guy Cabanel en chapeau)

et
- Le Pied à l'encrier, de Pierre Peuchmaurd (500 ex sur bouffant, et 40 ex sur Arches, augmentés d'un photo prise par moi et tirée sur un beau papier Hahnemuhle, numérotée et signée.

À propos de ce dernier, voilà ce qu'en dit la présentation de l'éditeur:
"Ce recueil inédit regroupe les notes prises par l’auteur pendant quatre ans à la lecture de tel classique, de tel poète, mais aussi des articles de presse, des caquetages médiatiques, du temps qu’il fait et du temps qui passe. Avec une hyper-subjectivité parfaitement à rebours des modes actuelles, il nous enseigne comment parler des livres qu’on a lus."


Pour plus de renseignements, et pour trouver les bons de commande, rendez vous ici.







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Lecture saisonnière

"Quand l'automne est si beau, la nostalgie nous égorge, et nous mourons aux blessures exquises que nous font les derniers beaux jours."


Paul Willems, Le Pays noyé, éditions Fata Morgana, 2005.













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Demi odalisque

Il y a quelques temps de cela, alors que l'été traînait encore ses guêtres dans les parages et que j'usais les miennes dans les éternelles mêmes rues, je mis la main sur une très belle paire de jambes.
De jambes de mannequin qui plus est.

                             






















                              
En plastique certes, mais du meilleur!
Fier de ma trouvaille, c'est au pas de course que je rentrai chez moi, les jambes sous le bras, me faisant au passage une collection de regards jaloux, suspicieux et amusés.




























Dans le genre taré et autres fous de dieu, voici un beau spécimen montréalais.





(Rappel, cliquez sur l'image pour l'agrandir, toujours).




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Rouge ciel

















À la veille de la toute fin, le ciel tel qu'il fut pendant quelques minutes.











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Boucherie Peuchmaurd







































Voici, pour ceux qui en doutaient encore, la preuve irréfutable et définitive que nous n'avons pas toujours parlé de livres dans cette famille.
Du temps de mes arrières grand-parents, à l'époque heureuse où l'on pouvait encore suspendre son cochon sur le trottoir, le sang coulait à flots à la boucherie Peuchmaurd, sise alors avenue de Saint-Ouen à Paris.












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My Winnipeg




















Vu cette semaine le vrai/faux docu-fiction de Guy Maddin intitulé My Winnipeg, sorte d'autoportrait d'une ville à travers le regard d'un habitant qui veut la fuir, exploration d'un labyrinthe et décryptage des secrets d'une ville battue par les vents, isolée dans les trop vastes plaines du Manitoba. Très au-dessus du lot, l'invention visuelle est constante, le noir et blanc y est sublime. Archi-poétique, drôle, intelligent, triste à mourir, jusqu'à cette scène que l'on croirait tout droit sortie d'un film de Luis Bunuel, où des chevaux fuyant en plein hiver l'incendie de leur écurie, se précipitent dans la rivière gelée qui cède sous leur poids avant de se refermer sur l'expression horrifiée de leur visage.
Assurément une des images les plus saisissantes et les plus fortes que j'ai vu depuis des années, et pour des années.


La bande annonce peut se voir ici.











Suite et fin de la visite de la Casa Gaston.
La cuisine n'a rien perdu de son charme, ni l'évier de son éclat.













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L'île mystérieuse





Tristement abandonnée sur son île, la Casa Gaston continue de faire face bravement au temps qui passe. Secret bien gardé, elle est entourée d'une dense ceinture d'arbres, ce qui la rend presque invisible à celui qui par hasard en ferait le tour en canot.
Mais pour celui qui a la chance d'être guidé, passé cette première barrière, apparaît un court chemin qui aboutit à une maison. Or cette maison, par son environnement et tout ce qu'elle dégage, me fait penser à l'image que j'ai de celle qu' occupait R.-L. Stevenson aux îles Samoa.


















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Casa Gaston




Tranquillement pas vite, l'été finit par s'écouler, un peu plus aventureux que nous osions l'espérer. C'est ainsi qu'au bout d'un chemin perdu dans la forêt, après avoir traversé un lac en canot, nous découvrîmes, émerveillés, la splendide et mystérieuse Casa Gaston, tristement abandonnée sur son île.









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Non, cette étrange bâtisse n'est pas le sauna que je viens de faire construire au fond de ma cour, non plus que l'entrée secrète d'une organisation nuisible, il s'agit - si l'on en croit la plaque près de la porte, d'un collecteur siamois extérieur. Voilà qui explique tout.









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Nocturne un jour





















Exploration du quartier, suite. Aujourd'hui, l'aventure vue depuis la fenêtre, une autre façon de voyager autour de sa chambre.










Joies du camping




















Pour nos trois jours de vacances annuels en commun, la forestière V. et moi n'avions guère le choix de ne pas nous aventurer trop loin. C'est ainsi que l'on finit chaque année par louer la même voiture en essayant de trouver un endroit différent et exotique pour planter notre tente.
Si on ne tient pas compte des inévitables piqûres d'insectes, des orages successifs pris sur la gueule, des souliers ravagés d'avoir trop baigné dans les torrents de boue, et de l'invasion des parcs nationaux par les nourrissons hurlants, et que j'ajoute que j'ai malgré tout passé quelques bons moments, alors ceux qui me considèrent comme un éternel insatisfait devront admettre que je fais des efforts.

Bizzareries de la Belle Époque

Très en vogue au Canada, cette nouvelle discipline sera présentée aux jeux Olympiques de Vancouver en 2010.




On a beau se dire parfois que le monde est devenu fou, rappelons tout de même que ça ne date pas de la semaine dernière.
Un de mes rusés collègues de la librairie m'a mis récemment un livre entre les mains en sachant très bien qu'il ferait mon bonheur pour l'été. Aussitôt acheté, je fendis l'air à travers les rues pour mettre mon trésor à l'abri des regards jaloux.
Il s'agit de Tragédies à la une, La Belle Époque des assassins, de Alain Monestier. Avec humour et application, l'auteur y présente un panorama des couvertures et illustrations des faits divers parus dans les grands journaux populaire du tournant du XXe siècle. À l'époque où le Petit Journal, Le Petit Parisien, L'Intransigeant et L'Illustration font leurs choux gras de suicides cocasses et ingénieux, d'assassinats particulièrement sanglants et de catastrophes toutes rocambolesques.
Un train déraille, tombe d'un pont et s'écrase sur un bateau; au loin, la cloche qui sonne dans une église vient aplatir le bedeau qui l'agitait, tandis qu'une jeune servante décide de se jeter dans la fosse aux ours. On y trouve des accidents liés à la modernité galopante des premières autos et du chemin de fer, les assassins d'enfants y côtoient les maris cocus qui découpent leur femme en morceaux avant de la mettre dans une malle qu'ils expédient au diable vauvert. Et puis, dans le désordre : les éxécutions à la guillotine qui fascinent les foules, l'incendie du Bazar de la Charité, Le Titanic, la bande à Bonnot et les récits fantasques de la gloriole coloniale française d'un pays qui veut encore croire qu'il est un empire. Et tout cela s'entremêle pour notre plaisir sous la plume savante et amusée de Monestier.

Tout est là dans ce beau livre pour nous rappeller la folie de cette époque où se sont entrechoqués le poids des interdits, de la morale et de la censure, et la brutale accélération de la modernisation du monde. Rouletabille, Albert Londres et Fantomas ne sont pas loin, et nous voici, cent ans plus tard, à soupirer une fois de plus de n'avoir pas vécu ça.



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Tragédies à la une, La Belle Époque des assassins, par Alain Monestier, préface de Pierre Bellemare, Paris, éditions Albin Michel, 1995.



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